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Le Parti Communiste peut il stopper son érosion ?

Etat des lieux

Le parti Communiste détient aujourd'hui près de 40 villes de plus de 30 000 habitants (37 PC et 3 apparentés au PC)

Les élections municipales ont toujours montré l'enracinement du PC dans ses bastions, dû souvent à des personnalités fortes qui ont exercé plusieurs mandats et disposaient d'un charisme personnel qui renforçait encore l'assise sociologique du PC dans ces villes le plus souvent à forte tradition ouvrière. C'est le cas notamment en Ile de France qui représente plus des 2/3 de son capital en villes de plus de 30 000 habitants.

Pourtant même aux municipales, scrutin qui lui est assez favorable le déclin du PC semble inexorable : Rappelons le depuis 1977, le PC a perdu au total une trentaines de ville.
Lors des dernières élections en 1995, il avait reculé en abandonnant à la droite 8 villes Bourges, Saint Quentin, Chalons, Corbeil, Garges, Saint Quentin Sevran Thionville et surtout Le Havre, ville de plus de 100 000 habitants.
Ce bilan avait à peine été rendu moins sombre par la conquête de 3 villes de plus de 30 000 habitants La Seyne Sur Mer, la Ciotat, et Nimes ; Nimes conquise dans une quadrangulaire, mais emblématique aujourd'hui de la gauche plurielle puisque le maire Alain Clary et le député PS Alain Fabre Pujol y ont installé une sorte d'executif bicéphale qui leur permet aujourd'hui d'espérer conserver la vile de la féria et des arènes.

Aujourd'hui le parti de Robert Hue aborde ces élections avec prudence.

Certes il est menacé à Montluçon, à Sens, à Evreux même si un sondage donne le candidat RPR Jean Louis Debré battu au second tour par le sortant Roland Plaisance, à la Seyne sur Mer ou la gauche morcellée ne devra peut être son salut qu' à une division encore plus grande de la droite ;

Mais dans le même temps il a des espoirs de gains dans à peu près autant de villes : Bourges ou JC Sandrier pourrait emporter la revanche de 1995 face au sénateur maire à, à Ales à Garges, plus difficilement à Corbeil face à Serge Dassault, et bien sûr à Beziers où face à un sortant de droite, JC Gayssot ministre mènera le combat sans doute le plus signifiant pour le parti de la place du Colonel Fabien.

Au total dans notre prévision la franceelectorale pour BFM, le PC peut espérer un bilan neutre de ce scrutin puisque notre fourchette se situait entre une ville de moins et une ville de plus par rapport à sa situation actuelle.

Les enjeux pour le PC

Ce qui se joue c'est donc bien sur la conservation pour le PC de ses fiefs, qui conditionne la force du PC pour les autres scrutins locaux qu'il s'agisse des cantonales, des régionales, des législatives.

Ce qui se joue c'est aussi sa capacité à renouveler : dans un quart environ des villes que le PC détient , le candidat ne sera pas le même que le maire élu en 95, soit parce que la transition a eu lieu en cours de mandat, soit parce que le maire sortant passe la main en mars :

Il sera intéressant aussi d'analyser les scores de l'extrême gauche dans les villes ouvrières pour mesurer si la participation du PC au gouvernement et à la gauche plurielle libère un espace que l'extrême gauche avait su occuper par exemple lors aux régionales, ce qui serait une mauvaise surprise pour les communistes alors même que le scrutin municipales n'est guère favorable à LO et la LCR qui de plus n'ont pas conclu d'accord national.

Ce qui se joue enfin c'est une partie de l'équilibre de la gauche plurielle : que le PC présente au soir du 18 mars, un bilan comparable à celui d'aujourd'hui et Robert Hue, pourra venir plaider devant ses contestataires que la dynamique de la gauche plurielle peut être en mesure de freiner voire de stopper l'érosion du PC.
Que le Pc perde encore des villes, et la stratégie de Robert Hue serait plus fragile, ce qui ne ferait pas forcément les affaires de Lionel Jospin .Le premier ministre n'aura donc pas les yeux exclusivement braqués sur les résultats du PS Il suivra sans doute aussi très attentivement dans la perspective de l'élection présidentielle les resultats du Parti Communiste.

 

Bernard SANANES pour BFM
Le 19/02/01

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La France de Chirac en 2002.

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