|
USURE
ET SUCCESSIONS
De nombreux maires ont décidé de ne pas se
représenter aux elections municipales de 1995. Mais
ces successions ne se passent pas toutes dans le même
climat :
Les successions tranquilles, préparées
en cours de mandat ou qui s'imposent facilement : Le meilleur
exemple est Lille pour la Gauche ou le passage de flambeau
entre Pierre Mauroy et Martine Aubry ne laisse guÉre
planer de doute sur l'issue finale ; dans les villes communistes
notamment en Ile de France, à Drancy à Stains
à Ivry , à Geneviliers à Fontenay sous
bois, le Parti Communiste a anticipé ses successions.
Cela arrive plus rarement à Droite avec une exception
à Salon de Provence ou les ennemis d'hier le maire
sortant et le député se sont réconciliés
pour permettre au député Christian Kert de succéder
à Andre Vallet
Les guerres de successions : Il s'agit de villes ou
le départ du maire sortant provoque des déchirements
dans son camp : A Reims ou le départ de Jean Falala
avait fait de Jean-Louis Schneiter un maire que le RPR a voulu
croire maire de transition, à Cannes ou trois candidats
de droite contestent l'investiture donnée au publicitaire
Bernard Brochand qui fait pourtant figure de favori, à
Narbonne ou le maire DVD élu en cours de mandat a le
soutien de DL mais n'a pas été investi par le
RPR.
C'est aussi le cas à gauche : à Arles par exemple
ou la succession de Michel Vauzelle rebondit avec une primaire
entre le maire socialiste élu après les régionales
et le premier adjoint communiste, à Besançon
ou le Ps est divisé, à Pantin ou le départ
annoncé du maire communiste avait laissé un
espoir au PS qui s'était lancé dans la bataille
provoquant le 16 Janvier le retour surprise du maire Jacques
Isabet
Les successions qui laissent un vide et peuvent entraîner
un basculement dans le camp adverse : C'est le cas de Lyon
bien sur ou le départ de Raymond Barre n'a pas été
bien anticipé notamment à l'UDF, du Mans ou
Robert Jarry pesait sur la ville par son équation personnelle,
de Quimper ou Bernard Poignant ne l'avait emporté qu'une
poignée de voix , à Caen ou la succession de
JM Girault a suscité beaucoup d'ambition et où
les cicatrices des courses à l'investiture à
droite comme à gauche peuvent des laisser des traces
qui rendent le scrutin trÉs ouvert ; à Dijon
ou le départ de Robert Poujade laisse un espoir à
la gauche, à Toulouse enfin exemple de succession préparée
mais peut être trop bien préparée aux
yeux des électeurs.
Les transitions qui doivent être confirmées
: Il s'agit de villes ou un passage de témoin a eu
lieu en cours de mandat mais ou le nouveau maire n'a pas encore
fait la différence : C'est le cas Angers où
celui qu'on appelait " le roi jean " Jean Monnier
avait consolidé une assise personnelle déjà
trÉs forte par une alliance avec les centristes, d'Angoulême
ou le jeune maire UDF n'a pas réussi à s'imposer
comme son prédécesseur Geogres Chavanes, à
Montlucon ou Pierre Goldberg élargissait fortement
l'assise du PC : Il avait été réélu
en 95 55 % des voix quand Jacques Chirac deux mois avant totalisait
lui aussi dans cette ville 55 %.
Les " recordmen " : Et puis il y a ceux
qui malgré de longs mandats se représentent
: certains semblent disposer d'un capital électoral
suffisant pour les mettre à l'abri c'est le cas par
exemple de Georges FrÉche à Montpellier, de
Dominique Frelaut à Colombes ou dans une moindre mesure
d' Edmond Hervé mais c'est moins évident pour
André Rossinot par exemple donné au coude à
coude avec son adversaire socialiste, le député
Jean-Yves Le Déaut.
Bernard SANANES
Lafranceelectorale.com pour BFM
12/02/01
|